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Découverte : A pieds au milieu des coraux

On trouve plusieurs de ces étoiles de mer, ou Culcita novaeguineae, de couleurs différentes. De petite crevettes transparentes sont souvent présentes dessus. Plusieurs fois par an, lors des pleines lunes, Mayotte connait un phénomène dit des grandes marées. A marée basse, la hauteur est proche de zéro, rendant le platier accessible à pieds jusqu'à la barrière de corail, et permettant ainsi d'observer la faune et la flore sous-marines au sec. A chacune de ces grandes marées, Mayotte Découverte organise des balades sur le platier, guidées par des biologistes.

 

La marée est déjà basse lundi matin, lorsque les bateaux arrivent au niveau du récif nord. A peine de l'eau jusqu'aux genoux, et qui continue à descendre, de l'eau transparente qui dévoile les couleurs du platier. On avance doucement, sur les zones sableuses, à la découverte de la richesse du lagon qui dépasse peu à peu de la surface de l'eau. Des champs de coraux multicolores à perte de vue.

Lors de ces grandes marées, la mer descend presque à zéro, laissant dépasser de la surface des champs de coraux multicolores La marée descend toujours, jusqu'à 0,08 mètre ce jour-là. L'eau s'est presque retirée du platier et l'on peut se promener au milieu des merveilles du lagon, à la recherche d'espèces remarquables. Sur les 2.300 espèces de faune et de flore marines identifiées à Mayotte, un grand nombre peut ainsi être observé de près. Eponges, cnidaires (anémones, coraux durs et mous), mollusques (coquillages, poulpes), ou échinodermes (concombres de mer, oursins, étoiles) sont présentés et expliqués par Julien Wickel et Alban Jamon, les deux biologistes marins qui font office de guides aux côtés de Yannick Stéphan.

Au fur et à mesure de la marche, les deux spécialistes apprennent aux visiteurs comment les coraux vivent en symbioses avec des algues qui leur donnent leur couleur, comment se sont creusées les passes qui étaient au départ des rivières, et détaillent le mode de vie et d'alimentation des différents animaux rencontrés.

Afin de limiter l'impact environnemental de ces balades, la marche se fait sur les zones sableuses ne présentant pas d'herbiers ou d'algueraies. Attention à ne pas toucher n'importe quoi non plus, les guides nous apprennent que certains coquillages sont toxiques, et parfois poissons scorpions et murènes se cachent dans le sable. Quant aux coraux, leur exposition au soleil ne leur est pas fatale comme on aurait tendance à le croire, attendu qu'ils sécrètent une substance qui les protège. Le seul danger est la pluie.

La marée très basse est le moment idéal pour la pêche au poulpe. Celui-ci sera relâché, nous permettant d'admirer sa formidable capacité de camouflage, en prenant la couleur mais aussi l'aspect du corail sur lequel il se cache. Après avoir observé la marche des bernard-l'ermite, qui occupent des coquillages vides, admiré les couleurs des bénitiers, les formidables capacités de camouflage du poulpe ou encore le système de défense des holothuries, il est temps de profiter d'une baignade au bord du platier, dans une mer turquoise et chaude aux allures de piscine. La marée remonte aussi vite qu'elle est descendue, jusqu'à 4 mètres à cette période.

 

Source : Mayotte Hebdo
 
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