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Secrets de beauté mahoraise

Secrets de beauté mahoraise Sensibles à leur apparence physique, les femmes de Mayotte perpétuent un art de la beauté traditionnel et original. Les soins de la peau sont encore élaborés à base de plantes, de fleurs et d’épices, comme les essences de jasmin, d’ylang-ylang, de vanille, cannelle, vétiver…

 

La noix de coco constitue à elle seule un véritable produit de beauté. Son lait nettoie la peau en profondeur tandis que son huile, utilisée en massage, la nourrie et la régénère.

Une attention particulière est portée à la chevelure qui, pour répondre aux critères esthétiques, doit être brillante. Pour ce faire, les feuilles de kapokier sont pressées et leur jus appliqué sur les cheveux puis rincé. Le tressage est la coiffure traditionnelle, agrémenté de broches et de peignes en or. La nuit, les femmes parent leur chevelure de fleurs dont les parfums auraient des effets aphrodisiaques…

 

Le msindzano

La poudre de bois de santal, dont est fait le masque de beauté, ou msindzano, est l’élément essentiel du maquillage des femmes mahoraises. En frottant un morceau de bois de santal sur une pierre de corail, le grain fin de cette « table à masque » transforme le bois en poudre. Les femmes y ajoutent quelques gouttes d’eau puis appliquent sur le visage la pâte blanche et onctueuse, soit sous forme de masque soit en dessinant des motifs ornementaux qui se répètent. Ce maquillage traditionnel fournit un écran naturel contre le soleil et gomme les impuretés de la peau. Donnant aux femmes un charme exotique, le msindzano,  qui peut être préparé avec d’autres poudres comme le safran ou le curcuma, est un outil de séduction au parfum naturel.

 

Le Salouva

Le salouva est composé de trois morceaux d’étoffes cousus entre elles, qui s’enfile comme une robe et se noue à la poitrine. Généralement tissé de motifs aux couleurs vives, le salouva se porte sur le shimizi, robe sans manches en cotonnade légère, et sur une jupe longue. L’habillement traditionnel féminin se compose du salouva et du kishali, châle qui recouvre la tête ou les épaules. Les plus beaux ensembles se portent à l’occasion des festivités à caractère religieux.

 

Danses traditionnelles

Apprêtées de leur masque de beauté, de leur salouva et de bijoux en or, les femmes se réunissent entre elles dans les villages de Mayotte. Au son rythmé des bambous qu’elles frappent, les Mahoraises se déhanchent. C’est la danse festive du m’biwi, interprétée par exemple lors des mariages pour féliciter la mariée.

Lors du déba, autre danse traditionnelle, les femmes se parent de leurs plus beaux bijoux et décrivent de lents et élégants mouvements de mains qui s’ouvrent et se referment. Les épaules se balancent voluptueusement en arrière telles des vagues, dans un hymne à la féminité et à la douceur.

Le wadaha renoue avec les origines africaines de l’île. Cette danse dite « du pilon » célèbre la fertilité. En chantant, les femmes soulèvent adroitement le pilon dans un rythme effréné, le lancent, l’introduisent dans le mortier en bois, et recommencent sans fin…

 
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