Mayotte Culture Debaa Salouva Acoua Chants Tradition 0182 OriginalMayotte Culture Debaa Salouva Acoua Chants Tradition 0182 Original
©Mayotte Culture Debaa Salouva Acoua Chants Tradition 0182 Original|Nicolas Fraisse
Le Salouva une tenue de valeur

Le Salouva, traditionnel et festif

Le salouva est LA tenue traditionnelle par excellence. Si elle a évolué au fil des générations et des modes, elle reste une tenue symbolique de l’île. Un concours a même vu le jour pour récompenser le plus beau salouva.

« Le salouva est sans doute le meilleur moyen de faire cohabiter tradition et modernité dans une seule et même tenue« 

Vendredi, jour de beauté mahoraise

Aujourd’hui, c’est vendredi. Et qui dit vendredi, dit salouva ! Ecolières, collégiennes, lycéennes ou encore mamans, mamies et travailleuses ont enfilé leur plus beau tissu. C’est bien ce qu’est le salouva : une grande pièce de tissu cousue sur un seul et unique côté, que l’on noue savamment autour de la poitrine.

A ce salouva, il faut ajouter le kishali, le châle porté sur la tête ou les épaules. Et voilà, la tenue traditionnelle est complète ! En tout cas question vestimentaire, car il reste encore le maquillage et les bijoux, qui font également partie des coutumes de Mayotte.

L'élégance incarnée

Le salouva traduit l’élégance de la femme mahoraise, tout comme les bijoux et le maquillage qui l’accompagnent.

Le Salouva vous va si bien !

Le Salouva vous va si bien ! Outre la véracité de cette phrase, le « salouva vous va si bien » est un concours qui élit la plus belle tenue.

Une histoire de mère en fille

Il n’est pas rare de voir des écolières, collégiennes ou lycéennes emprunter le salouva de leurs aînées pour s’en vêtir le vendredi. Cette tradition se transmet de mère et en fille.

Sublimer la femme

De la tête aux pieds

Et justement, que serait le salouva sans ses accessoires ! S’il faut bien évidemment assortir ses bijoux, son sac et ses chaussures, le maquillage, lui, reste on ne peut plus traditionnel.

Ainsi, les femmes se font un M’sindzano, un masque au bois de santal. Son rôle : protéger la peau du soleil. Certaines femmes s’en couvrent encore le visage entièrement, tandis que les plus jeunes s’en dessinent des motifs, et l’appliquent par petites touches.

Certaines femmes complètent ce maquillage par du henné et un trait de guwéna, du crayon pour les yeux.

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Le bois de santal sert aux femmes pour réaliser le M’sindzano. Mais ce n’est pas la seule richesse florale de Mayotte.

A la pointe de la modernité

Le salouva ne se démode jamais. Aujourd’hui les jeunes femmes le portent accompagnés d’un body. Les tissus sont aussi dans l’ère du temps : moins unis, avec plus de motifs.

Les salouvas les plus précieux sont brodés. Ce sont des tenues gardées pour le manzaraka, le mariage traditionnel.

Même si le sari indien ou le chiromani, venu d’Anjouan, tend à prendre la place du salouva, il reste un incontournable de la garde-robe de la mahoraise.