Gastronomie mahoraise

Des saveurs riches et variées

Satisfaire ses papilles à Mayotte n’est pas compliqué, encore faut-il savoir où et surtout quoi manger. Bien évidemment, l’expérience mama brochetti (femmes qui font des brochettes) est souvent une étape conseillée. Mais si vous n’êtes pas fan de brochettes de viandes ou d’ailes de poulet (mabawa grillées), de nombreuses solutions s’offrent à vous.
Les plats qui sont souvent servis dans les restaurants sont le mataba ou feliki mhogo (feuilles de manioc pilées et cuites au lait de coco) ou le romazava (bouillon de viande ou de poisson accompagnées de brèdes mafana). Ceux-ci s’accompagnent de riz blanc et pour ceux qui aiment les plats relevés de piment, communément appelé poutou.
Le pilao (au bœuf ou au poulet) est également un incontournable. Mais pour sortir des sentiers battus, vous pouvez demander à déguster des plats traditionnels qui
sont habituellement confectionnés lors des grandes occasions. C’est le cas notamment du trovi ya nadzi (bananes au coco, agrémentées de viande ou de poisson), du mtsolola (ragoût de bananes, de fruit à pain et de manioc, au poisson ou à la viande), du mhogo wa piki (boulettes de manioc séchées cuites dans du lait de coco) ou encore du ubu wa ndrimu (soupe de riz citronnée aux fruits de mer). Ces plats riches rassasient largement.
De fait, il existe peu de desserts mahorais. Parmi ceux-ci figurent notamment le Toubtoub (boulettes de manioc séchées au coco) ou encore le fenyenyetsi (galette de riz cuite au lait de coco). Mais rien ne vaut les succulents fruits de saison que sont les mangues, les ananas, les papayes (excellente également en salade salée quand elle est verte), les pommes- cannelle ou encore les goyaves.

cuisinière rappant la coco.
La noix de coco rappée et le lait de coco font partie intégrante de la gastronomie mahoraise.
Fruit à pain cuit au feu de bois sur la plage
Des fruits à pains sont généralement grillés au feu de bois pour accompagner les brochettes de viande et poisson.