Les tenues traditionnelles

La tenue traditionnelle des Mahoraises est le salouva, composé de trois pièces : le salouva en lui-même, une grande bande de tissus cousue et nouée au niveau de la poitrine, un t-shirt souvent près du corps appelé aussi « body », et un kishali, châle couvrant la chevelure ou posé sur l’épaule.

Il existe plusieurs type de salouva, porté selon les occasions : le salouva broderie, qui peut s’avérer très onéreux, est privilégié pour les cérémonies importantes. Tandis que le mégaline et le nambawane sont plus courants.

Avec le brassage de population, les tenues évoluent et la jeune génération tend à se défaire du salouva pour ne porter que nonchalamment un châle sur les cheveux ou les épaules. Le chiromani venu d’Anjouan,
composé d’une seule pièce de tissu, dans lequel la femme se drape, est également très courant et beaucoup de mariées privilégient le sari indien.

Le m’sinzano (pâte fabriquée à partir de bois de santal) est très courant pour se protéger du soleil. Il se porte en masque intégral ou en décorations délicates pour souligner les traits fins du visage. Pour les hommes, si la tenue quotidienne reste à la mode occidentale, le kandzu (boubou brodé) se porte pour toutes les occasions à caractère religieux, et notamment avec le djoho (manteau de velours brodé au fil d’or) lors des mariages.

Le kofia – petit chapeau – se porte aussi de manière très courante, au quotidien.