Cuisine, poulpe, culinaireCuisine, poulpe, culinaire
©Cuisine, poulpe, culinaire|Thierry Cron
Mayotte gourmandeDes saveurs multiculturelles

La cuisine mahoraise, mélange de saveurs

La gastronomie mahoraise est à l’image de son histoire : multiculturelle. Elle pioche dans ses influences asiatiques, malgaches, africaines ou encore chez ses voisins de La Réunion pour proposer des saveurs gourmandes. Une invitation à la convivialité que nous nous sommes empressés d’accepter.

Carte d’identité

  • Ingrédients principaux : manioc, banane, noix de coco, fruits à pain
  • Où déguster ? Sur les marchés, dans les restaurants, sur les plages
  • A ne pas manquer : les « mamas brochettis », qui font des brochettes

Une cuisine aux mille parfums

Pour découvrir toute la diversité de la cuisine mahoraise, nous n’avons pas besoin d’aller très loin. Sur les marchés ou dans les rues, toutes les épices de l’île aux parfums nous attirent. Rien que la multitude de couleurs nous donne envie de tout goûter.

Nous nous arrêtons auprès des mamas brochettis, ces femmes qui font des brochettes sur une grille. Nous prenons une brochette à base de bœuf, une « mabawa« , soit une brochette aux ailes de poulet. En accompagnement, nous optons pour du manioc frit.

Nous continuons de déambuler le long des étals, en nous imprégnant des épices qui parfument le marché.

Des aliments sains

Manioc, banane, viande, poisson… Tous les ingrédients de la cuisine mahoraise sont très sains et très intéressants d’un point de vue nutritionnel.

Déguster dans la tradition

Pour déguster la cuisine traditionnelle de Mayotte, rien de mieux que de le faire à l’occasion de grands événements comme le mariage traditionnel, le manzaraka. Moment de convivialité garanti !

Un art au grand jour

La cuisine mahoraise n’est pas confidentielle, au contraire ! Les cuisiniers et cuisinières n’hésitent pas à partager avec nous la préparation des repas. Un moment d’échange qui nous imprègne un peu plus de la culture mahoraise.

Lorsque nous nous rapprochons du littoral et du lagon, ce sont les produits de la mer qui prennent le relais dans les assiettes. Dans les grandes marmites, le poulpe, découpé en morceaux, mijote dans la sauce à base de tomates, oignons, et basilic. Ce plat, c’est le « Pwedza ya Sossi« … On vous met au défi de ne pas vous mordre la langue en le disant !

Pour déguster ce plat, il vaut mieux se mettre à table, et ne pas prévoir de tenue blanche ! Et pour goûter toutes les saveurs, nous ajoutons de la pâte de piment locale. Sensations fortes garanties.

Heureusement que nous sommes à proximité du lagon, nous allons pouvoir prendre un bain pour nous rafraîchir !

 

 

Saveurs sucrées

Il est maintenant temps de prendre un dessert. Les fruits sont évidemment légion sur l’île : papaye, mangue, ananas… Tous les fruits exotiques sont prisés des Mahorais.

Pour des saveurs plus locales, nous avons choisi de goûter le « Mtsolola« , un ragoût de bananes au manioc et fruit à pain. De quoi nous redonner des forces après notre marche pour rejoindre le littoral puis revenir en ville.

En marchant du côté de Tsingoni, nous nous arrêtons chez John & Okama’s. Ce petit salon de thé vend des pâtisseries plutôt occidentales, comme des cookies ou des cupcakes. Surtout, sa gamme de thé est à l’image du pays : riche en saveurs et en senteurs.